Nouveautés Fiscales pour la déclaration fiscale 2026 ! - fiduciaire-finacces

Nouveautés Fiscales pour la déclaration fiscale 2026 !

La loi du 18 décembre 2025, publiée au Moniteur belge le 30 décembre 2025, modifie plusieurs dispositions du Code des impôts sur les revenus 1992 (CIR 92). Abordons, au travers de cet article, les principaux changements en matière d’impôts des personnes physiques.

Suppression de la déduction fédérale d’intérêts !

Les intérêts d’emprunts contractés pour l’acquisition d’une résidence secondaire ne sont désormais plus déductibles des revenus immobiliers.

En revanche, les redevances relatives à l’acquisition d’un droit d’emphytéose, de superficie ou de droits immobiliers similaires restent déductibles.

Plus globalement, tous les avantages fédéraux relatif au remboursement d’un prêt hypothécaire conclu pour l’acquisition d’une résidence secondaire sont supprimés (sauf exception de l’article 526 du CIR 92)

Ces changements sont applicables à partir de l’exercice d’imposition 2026 (revenus 2025), à l’ensemble des contrats (nouveaux comme déjà existant).

⇒ Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter l’édito de notre newsletter de février 2026 (en cliquant ici)

Dons et libéralités : réduction du taux

Pour rappel, les dons versés à des organismes agréés donnent droit à une réduction d’impôt lorsque les conditions suivantes sont remplies :

  • Le don est effectué au profit d’un organisme agréé délivrant une attestation fiscale ;
  • Le montant minimum est de 40 € par libéralité (EI 2026 – revenus 2025) ;
  • Le total des libéralités ne peut excéder 10 % de l’ensemble des revenus nets imposables, avec un plafond absolu de 408.130 € (EI 2026 – revenus 2025).

Jusqu’à présent, la réduction d’impôt s’élevait à 45 % du montant versé.

⇒ À partir de l’exercice d’imposition 2026 (revenus 2025), le taux est ramené à 30 %.

Rentes alimentaires : réduction progressive de la déductibilité

Le régime fiscal des rentes alimentaires est profondément modifié. Actuellement, le débiteur peut déduire 80 % des montants versés.

Ce taux sera progressivement réduit :

  • 70 % pour les rentes versées à partir du 1er janvier 2025 ;
  • 60 % à partir du 1er janvier 2026 ;
  • 50 % à partir du 1er janvier 2027.

Corrélativement, la partie imposable dans le chef du bénéficiaire sera adaptée de manière symétrique (article 99 CIR 92).

Résidence du bénéficiaire
  • Si le bénéficiaire réside dans un État membre de l’Espace économique européen (EEE) ou en Suisse, la réduction suit le calendrier ci-dessus.
  • Si le bénéficiaire réside dans un État hors EEE, les rentes alimentaires ne seront plus déductibles dans le chef du débiteur.

⇒ Un article détaillé est disponible sur notre site (en cliquant ici).

Personnes à charge : modification de la notion de ressources

La notion de « ressources nettes » servant à déterminer si une personne peut être considérée comme à charge est modifiée.

Certaines mesures apportent davantage de souplesse (notamment pour les étudiants), tandis que d’autres introduisent de nouvelles limites susceptibles d’impacter l’avantage fiscal des ménages.

À titre d’exemple, le revenu d’intégration sera désormais assimilé à un revenu de remplacement et imposé selon les règles applicables à cette catégorie.

Des mesures transitoires sont prévues afin d’éviter un impact fiscal trop brutal pour les ménages concernés.

  • Plus d’informations dans notre article dédié (en cliquant ici).

Flexi-jobs (augmentation montant max)

En matière de flexi-jobs, des nouveautés ont également été prévues.

Pour les dispositions générales et antérieures nous vous renvoyons à notre article (lien de l’article).

Les modifications concernent les points suivants :

Un nouveau plafond de revenus

Dans le cadre de cette révision, le plafond annuel des revenus flexi-jobs, actuellement fixé à 12 000 euros, est désormais remplacé par un nouveau plafond légal de 8 955 euros (article 38, § 1er, alinéa 1er, 29°, CIR 92). Après indexation, ce plafond atteindra 18 000 euros pour les revenus de 2025.

Une rémunération minimale renforcée

Autre évolution majeure, le salaire horaire minimal, avant de 17,00 € passe à 21,00 €, avec une indexation annuelle prévue. Cette mesure vise à garantir une meilleure protection financière des travailleurs tout en maintenant l’attractivité du dispositif.

Une ouverture élargie… mais encadrée

Parallèlement, le gouvernement prévoit d’assouplir certaines restrictions :

  • L’interdiction de travailler dans des entreprises liées serait supprimée
  • Le recours aux flexi-jobs serait autorisé dans tous les secteurs.

Toutefois, chaque secteur disposerait d’un mécanisme d’opt-out, lui permettant de renoncer au dispositif s’il le juge inapproprié.

Réductions d’impôts supprimées

Plusieurs réductions d’impôt sont purement supprimées.

Personnel domestique 

La réduction de 30 % sur une base plafonnée (50 % des rémunérations, maximum 5.000 €) — soit une réduction maximale de 1.500 € — est supprimée.

Frais d’adoption

La réduction de 20 % des dépenses admissibles, avec un plafond de 4.000 € par adoption, disparaît.

Assurance PJ

La réduction de 40 % des primes admissibles (plafond de 195 €) est supprimée.

En pratique, l’impact devrait être limité, les contrats bénéficiant de la réduction étant généralement plus onéreux.

Motos, tricycles et quadricycles électriques

La réduction d’impôt pour l’acquisition à l’état neuf d’un véhicule électrique est supprimée.

Pour rappel, elle s’élevait à :

  • 15 % du prix d’acquisition ;
  • Avec un plafond de 3.280 € pour les quadricycles ;
  • Et 2.000 € pour les motocyclettes et tricycles.
Déductions majorées longues distances

La majoration des frais professionnels forfaitaires accordée en raison d’un éloignement exceptionnel entre le domicile et le lieu de travail est supprimée.

Le régime général des frais professionnels forfaitaires demeure toutefois applicable.

Conclusion

La loi du 18 décembre 2025 s’inscrit clairement dans une logique de rationalisation et de réduction des dépenses fiscales.

Si certaines mesures visent à simplifier ou harmoniser le régime existant, d’autres entraînent une diminution substantielle de certains avantages fiscaux.

Il est dès lors essentiel d’anticiper l’impact de ces modifications.

Nous restons naturellement à votre disposition pour analyser votre situation et évaluer les conséquences concrètes de ces nouvelles dispositions.

 

Publication : 27-02-2026